Le virtuose en lui se confond avec l’artiste qui s’ignore et se refuse Ă  s’admettre comme unique. EffrayĂ© tel l’oisillon tombĂ© du nid, sa coquille le protĂ©geait, il a suffisamment grandi et l’a quittĂ©. Vol, ose, expose, brille et soit libre.

OĂč que puisse le mener l’inspiration qu’il respire, ressent et vibre en lui, son esprit peine Ă  s’ouvrir lĂ  oĂč son ego soupire. Vague Ă  l’ñme qui l’étreint et le serine de ne pas voguer paisiblement. Tant de freins fictifs d’une banalitĂ© insignifiante mĂ©ritent absolution. Pardonnez Ă  tous sans effacer son ĂȘtre propre ni s’évincer du monde.

Vivre, nourrir ce qui l’entoure, rayonner sans faux pas, s’engager dans une puissante symphonie qui n’en finit pas. Le dĂ©clic apparaĂźt si proche et pourtant si prĂ©caire. Avoir le courage, oublier ses peurs, les projections d’un futur incertain, Ă  la fois peu maĂźtrisable et pourtant influençable. DĂ©ployer ses ailes, prendre de l’envergure, tenter sans risque ce premier vol qui n’égorge point mais stimule et revigore.

Emergence d’un niveau supĂ©rieur, plus fondamental, Ă©purĂ©, en harmonie avec une immaculĂ©e simplicitĂ©. Un simple bon vers le palier qui le surplombe pour atteindre des cieux sans limite, oĂč aucune frayeur ne le limiterait. Impulsion vitale, force universelle qui l’appelle, il l’entend, se cherche et recherche, l’émancipation absolue est Ă  portĂ©e de ses doigts de fĂ©e. Envole toi gĂ©nie, libĂšre toi, crĂ©e ce qui te plaĂźt, soit le narrateur de ta propre intuition. Le temps est venu de mettre en scĂšne la magistrale oeuvre de ta vie 


17 février 2017