Notre cap s’ajuste, s’affine, se corrige parfois de lui-même. On cherche, s’égard, rectifie. On essaye de s’adapter aux circonstances qui nous impactent quoique l’on en pense. La voie est houleuse, indéterminée. Le contexte pèse sur nos décisions, sur nos actions et nos hypothétiques chemins de vie.

Quel choix faire au lieu d’un autre, quelle direction préférer ? On s’interroge sur la pertinence de notre décision qui au final n’a que très peu de latitude. Notre liberté de choix est bien souvent limitée. Inconscient des options, des avantages et inconvénients, des répercussions potentielles, on s’extirpe de ce dilemme en pensant que l’on subit voir que l’on décide en partie.

Miséreux ou conquis de nos voeux, souhaits et choix. On s’embourbe et l’on s’emmêle dans des introspections brumeuses, sinueuses et tortueuses que l’on ne parvient que trop rarement à comprendre. Ces errances sont insensées et pensables qu’avec acceptation d’une complexité si peu maîtrisée.

Si tout nous été facilité à outrance, nos journées nous paraîtraient probablement bien banales et sans saveur. Nous avons devant nous des champs de possibles nombreux, mais comment bien choisir ? Sur quoi, qui, comment, pouvons-nous réconforter nos hésitations afin qu’elles aboutissent à de belles et douces trajectoires existentielles ?

17 janvier 2017