Peuplade nombriliste autocentrée éprouvant de la béatitude à se contempler. Ce n’est pas si évident que cela. Épidémie d’écueils privilégiée aux utopies constructives ? Sait-on jamais.

Peut-on mieux faire ? Certainement. Doit-on mieux faire? Évidemment. Jusqu’où convient-il d’aller ? Avaler des capteurs sensoriels pour mieux se contempler l’intérieur sur nos smartphones ? Avantages & inconvénients sont à cerner. Quand le flippant & le stimulant se percutent, nous perdons parfois les repères de notre bon sens.

Tout va plus vite, nous étouffons sous des avalanches de données nous concernant. Voyeurisme & marketing ciblés ne sont jamais bien loin sous couvert d’un alibi préventif & sécuritaire. Tolérance à l’imagination & à l’innovation sous réserve d’une saine régulation.

Notre espèce dévie dès qu’elle mousse à l’envie. Ressentons la pesanteur qui amarre nos deux pieds au sol & tâchons de rester lucides en rapport à ce que l’on souhaite réellement & ce dont nous avons naturellement besoin. Divaguer sur un avenir connecté & un homme augmenté s’avère grisant, potentiellement explosif & dispendieux.

Les priorités d’abord avant d’ouvrir les voies de l’irréparable. Qu’est-ce que l’homme connait de lui-même ? Qu’a t-il appris de ses échecs ? Qu’est-ce qui dans sa petite tête l’a poussé à avoir plutôt qu’à être ? Nous savons ce qui est bon pour nous & ce qui nous nuit. Intégrons dans la réflexion précédant l’action les décisions éclairées inspirées de notre passé avant tout grand saut en avant mégalostimulé.

L’homme constitue son principal ennemi, qu’il se comprenne avant d’entreprendre la moindre action susceptible de nuire à sa propre vie. Lui seul détient la clé de sa survie.

2 mars 2015