Et voilà le chaos, tout le monde perd pied. Sous l’emprise de la peur, plus personne n’est capable de se poser de questions, encore moins les bonnes questions. Mais quelles sont-elles? Pas de réponses ici, pensez-y par vous-mêmes, explorer votre conscience.
Notre éphémère passage ne nous impose aucune passivité. Prendre le temps de réflexion sans tomber dans le flou de l’émotion. Le passage à l’action qui pourrait et devrait s’en suivre ne peut s’épargner une préparation psychique rigoureuse.
Barricader les foules dans un moule sécuritaire, graver dans l’esprit collectif la peur de l’autre, paralyser toute action constructive. L’individu, la boule au ventre, ne peut que craindre, vivre effrayé, chaque brise enclenche son angoisse. Autrui prendrait des risques à bouger un cil, tout être à proximité pourrait y voir une menace le basculant en mode survie.
Quand le niveau de querelle personnelle s’étend à la communauté puis au Pays enfin au monde, on peut s’interroger sur l’avenir de l’homme.
L’individualisme cède sa place à une hypocrite solidarité. L’égotisme enterré par la peur de perdre sa vie. On pleure la mort de l’autre n’y projetant que notre propre fin.
Que faisons-nous tant que notre coeur bât pour ne pas nuire à l’autre ?
Pensons-y…
9 janvier 2015