Survivre envouté par la nostalgie d’un quelconque souvenir douloureux. À quoi ça rime ? On nettoie nos maisons, nos pare-brises. Est-ce aberrant que de concevoir un ptit rinçage psychique ? Assainir nos souvenirs, entendons les dérangeants, les douloureux.
Passer nos méninges à la moulinette qui blanchit & revoir nos dents aussi clean que notre cabine. Cortex dégrisé, sourire retrouvé. L’homme pensant peut bien s’octroyer le droit de dépoussiérer son esprit. Pourquoi se lèverait-il chaque matin la tête farçie de merde ?
On repense & ressasse notre passé, parfois glorieux souvent douloureux. C’est humain. Pareto nous impose les 20 % de guigne qui pourrissent nos 80 % de plaisir. Pourquoi nos 80 % ne balaieraient pas sur simple demande nos acariens psychiques ? Localisons ces sordides squatteurs, puis d’un coup de conscience magique, éradiquons les!
La nature ayant horreur de la vacuité, que met-on à la place ? Remplaçons par de l’agréable, de l’émotionnel stimulant. Du vivant tout simplement.
Le temps passe, le bonheur trépasse. Surtout pas! Redoutable projet de vie que de subir une telle invasion de l’âme. Choisissons, verrouillons l’entrée de notre cortex. Vidangeons superflu, douleurs & toute sorte d’irritants. Réservons la place au plaisir de l’existence.
19 janvier 2015