Audience captivée par le spectacle, foule en délire fascinée par la prestation sur mesure. Appâtés par l’insoupçonnable subterfuge qu’on leur agite avec doigtée sous leur petit nez. Dormez en paix brave gens, quelques hauts responsables veillent au grain avec une intégrité omniprésente. Point d’entourloupette, trop honnêtes, vous ne serez jamais victime de leur insidieux racket.
Pensez-vous, ce théâtre abrite en coulisse des personnes pleines de malice. Divertis tendrement par des superficialités passées maîtres dans l’art de détourner l’attention, vigilance & esprit critique sont exilés de nos consciences.
Abrutis par le scintillement des écrans, endormis par ce que susurrent les ondes radio, nous oublions que notre place aux premières loges de ce splendide ballet nous est délicatement prélevée. Taxe & impôts nourrissent abondamment les marionnettistes qui dans l’ombre mettent en scène avec brio cet envoutant scénario.
Troupeau d’abusés manipulé par l’émotion, victimes inconsciemment consentantes de ce brillant détournement de fonds. Feintés par l’émetteur du programme, nous lui accordons passivement nos voix pour nous entourlouper. Glorifié par notre collective naïveté, nous lui concédons le crédit de nous gouverner.
Démocratie devenue synonyme de dictature néolibérale, nous acceptons sans mot dire cette main mise du capital. Triste sort imposé par nos pairs qu’embrouillés nous laissons faire. Confus de leur appétence pour l’argent, ils ont simplement besoin de recevoir des honneurs. Confiance & gratitude surgiront dès lors qu’ils réformeront leur attitude…
17 avril 2015