Il était un monde devenu poussiéreux… Règne des ombres & de l’obscurité. Angoisses & peurs, prostrations & sidérations, l’Esprit se recourbait sur lui-même, fuyant la Vie, redoutant la mort. Souffle court, moral miné, les sourires se faisaient rares, une odeur de souffre, crainte de naufrage imminent, perte de repères & de sens, un sentiment de dérive dans un irrationnel devenu envahissant…
& pourtant, la Nuit voulait se reposer. Elle s’ennuyait de son silence; une froideur pénible l’envahissait, rires & tendresse avaient déserté.. L’empierrement des êtres, la paralysie des consciences, tout était désormais immobile, figé. Une agonie moribonde désenchantée qui faisait froid dans le dos. L’innocence des enfants n’existait plus, l’amusement avait disparu. Monde triste & éteint/
Le Jour succède à la Nuit, tout du moins, il en a toujours été ainsi. Devinez les lueurs de l’aube, les souhaiter, imaginer l’atmosphère se réchauffer tendrement de nouveau, ressentir le retour du souffle de Vie.. Considérer la fin de Tout comme unique conclusion tue tout espoir de renouveau. Ce jour viendra, le Soleil se lèvera, encore, il sera le projecteur illuminant nos Existences. Brille, je t’en supplie !
Qu’il fait froid sans Lumière; émotions & sentiments sont éteints. Le voulons-nous vraiment ? On ne survit que peu de temps dans un désert aride. La mort viendra nous y chercher, & elle nous trouvera. Il n’y aura que peu de place pour les regrets. Nous pouvons aussi décider de Vivre, générer des Oasis, tisser des Liens, organiser des tribus d’entraide, alimenter l’Espoir d’émergence de beaux Possibles …
Nous attendions les Dieux.. Il n’en tient qu’à nous… & la providence nous soutiendra. Si les enfants géraient le Monde, il n’y aurait pas de poussière. Il y aurait de la Joie, du Jeu, de la Créativité, beaucoup d’Amour & de tendresse. S’éloigner de la Sagesse / démesures & déraison / ouvre la voie vers le Dés/astre. Quand les ‘adultes/èrent’, il n’y a plus rien de beau sous le soleil. Des/espoir(s) ??
8 septembre 2021