Tant de ces lieux situés ci et là ou nulle part. On s’y ressource, on y puise énergie, paix et douceur de vivre. Découverte fortuite et enjouée, cachée au bout du monde, seule l’emprise naturelle envahie nos sensations de toutes parts. Terre semi désertique, vaste temple historique des tempêtes jadis, clin d’oeil à cet oasis qui pardonne tout.

Abysse du monde, joyau d’un morceau de terre, prétendument insubmersible, défilent brise et embruns qui éloignent soucis et peines. Mémoires de ces instants simples où le temps s’absente, seul notre coeur continue de battre et l’air d’investir nos poumons. D’autres y passent, scrutent au loin pensant à leur passé, à leur avenir, au temps présent.

Nous sommes fragiles, humains, vivants. Nous sommes mortels, passagers transitoires des instants et des lieux. Des rencontres, des échanges, des frictions, des amours et des peines. Rien ne pourrait être à la fois aussi simple et aussi compliqué. La vie est complexe, insondable, nous peinons à la comprendre et à poser des mots sur son sens.

Résolvons-nous à ne jamais savoir pourquoi, c’est ainsi maintenant, hier et demain. Demeurer contemplatif n’y change pas grand chose, on agit, bien ou mal, on boude, on crie, parfois pleurer assèche nos souffrances morales. Comment pourrions-nous faire autrement de part notre condition d’être conscient, vulnérable, au destin dont nous n’avons aucune idée de sa fin ? Ni comment, ni quand, ni pourquoi ? Comment vivre l’entre temps ?

23 janvier 2017