Expansion de liens, de fils et de câbles. L’humanité progresse autant qu’elle en régresse. Des pilonnes sont dressés, reliés par des mètres sans fin de caoutchouc. Engainé, le courant passe, irrigue et chauffe les points de ralliement.
On se met à penser que ce que l’on fait pourrait bien nuire aux autres, à nous-mêmes et au monde. L’énergie est puisée de toute part, produit ses résidus et autres détritus avec lesquels l’on inonde la nature paisible environnante.
Pourquoi tant de mépris, d’irrespect ? Cet esprit conquérant de l’homme prétendument cultivé qui s’approprie la terre, la mer et les airs, ingrat et insolant qu’il est, laisse l’empreinte indélébile d’une civilisation manquante de moeurs et bon savoir vivre.
Illuminé par son progrès, ses innovations incertaines prétendument miraculeuses, l’homme ne recule devant rien du moment qu’il peut affirmer glorifié qu’il s’agit de son unique oeuvre. Jamais il ne se dédira, regrettera ou assumera les répercussions délétères de sa folie passagère voir durable.
Chaque nouveau jour découvre la nouvelle lubie humaine supposée salvatrice. Hors de question de solutionner ce qui ne marche pas et mériterait promptement rectification. Non, on avance un progrès merveilleux causant plus de troubles que de paix. Paresse créative de l’Homo Economikus signant de sa bêtise son propre déclin extinctif…
17 janvier 2017