L’humain trébuche sur sa propre existence. L’accélération à travers les siècles a pris une ampleur telle que l’inertie semble hors de contrôle. Le béton monte en direction du cosmos, s’étale sur la terre et sur la mer. Des bancs de poussières occultent notre champ de vision, limitent notre respiration parfois jusqu’à la suffocation…

L’argent, le pouvoir, ces deux folies sans aucune finalité ont empoisonné le cortex de l’homme. Tout devient prétexte au profit, à l’expansion, à l’exploitation. Les plus faibles se taisent, s’inclinent, en meurent. L’injustice sociale fait recette, la démocratie s’est éteinte. Désormais, l’évolution veut que l’on piétine, tendre la main devient faute.

Ne nous serions-nous pas perdu quelque part sur le chemin ? Ne vallons-nous vraiment pas mieux que cela ? Des guerres, des violences… n’ayant pour justification la seule rentabilité au profit des commanditaires de ces innommables interventions. L’espèce humaine se torche avec les Droits de l’homme, éructe la justice, honnit l’équité.

Reprenons nos esprits, la terre nous présente en douceur chaque jour l’ardoise qu’elle nous doit. Nous l’avons souillée, omise, négligée dans le plus immonde des irrespects. Nous pouvons faire bien mieux, moins certainement, nous n’avons besoin que de si peu et pour toutes et tous. Nous pouvons vivre mieux, sans dominer ni l’autre ni le monde.

21 janvier 2017