Nous courons sans cesse après le temps. Hâte & hôte de ceci ou cela. Alarme, montre, minuteur & autres pendules qui orchestrent nos existences à un rythme fou. Pas une seule seconde accordée au répit. Le corps en pâti, nous haletons, nos coeurs souffrent.

Tant de stress, bains de cortisone à outrance. Quand prenons-nous le temps de nous détendre, d’apaiser nos âmes ? Bien trop rarement. L’économie martèle nos consciences d’injonctions paradoxales invivables, éprouvantes & destructrices. Point de repos ni de pause. Plus vite, tout le temps, partout, sans raison. Nos âmes & corps en peine de tout.

Célérité, vélocité, inertie, tant de forces qui phagocytent notre énergie vitale. Pourquoi ne prenons-nous pas plus d’ instants pour nous relaxer, simplement nous promener ? Respirer cet air qui nous entoure, nous emplie & nous permet de vivre. Boire à la source une eau claire, pure qui hydrate nos êtres. Nous suffoquons, asséchés par ces cadences occidentales qui ne font plus sens. Pourquoi se propulser si promptement vers la mort ?

Prendre le temps en famille de vagabonder paisiblement & librement en osmose au milieu des arbres, au bord du lac, écoutant les oiseaux chanter, en les observant voler. Douce brise d’air apaisant qui caresse nos joues. Souffle de vie qui s’immisce dans nos poumons, caresse nos coeurs & apaise tant de maux affligeant nos pensées. Soulagement de nos esprits malmenés, nous renonçons lentement à tout ce qui nous blesse & nous tue.

21 décembre 2017