Domestiquer l’animal, s’approprier la terre, contrôler les êtres humains… Chaque homme est potentiellement un prédateur. La soumission éventuelle à son emprise n’est possible qu’avec le consentement de sa proie. La compromission à toute forme de corruption s’inscrit en variante de ces phénomènes de domination interelationnels. Inclinations diverses.

La banalité du mal existe simplement parce qu’on l’admet comme telle. La prostration, la fuite ou la lutte sont des réactions amorcées lors de confrontations survenant dans l’espace social. Résister à une démarche privative extrinsèque à notre liberté est vaine. Le contrôle s’intensifie, à moins que l’on engage l’affrontement. Tout les coups sont permis…

Les combats (à morts), qu’ils soient psychiques, physiques, émotionnels font de trop nombreuses victimes & d’imperceptibles changements systémiques. Qu’ils aient lieu par le Feu, la Justice, & tant d’autres moyens…, ils n’effacent en rien les peurs & colères les ayant initiés. L’irénisme s’efface sous l’addiction millénaire des êtres aux confrontations !

Outre la sédition, qui n’est qu’une autre nuance révolutionnaire plus ou moins sanglante in fine, le marronnage choisi & mené sagement présente une élégance susceptible de subjuguer son initiateur. Notre époque, sous ses airs de Sainte ni touche, émet d’indiscrets relents décadents où ceux qui se présentent comme nos bons maîtres perdent raison & légitimité…

La moraline culturelle n’a de crédibilité que notre crédulité. Ces mustangs sauvages, quelle vitalité ! Nous sommes éduquées, domestiqués, pour servir les délires d’une élite qui ne nous respecte pas. L’individu, seul ou en réseau, ne peut s’opposer à un système sans que cela ne dérape en bain de sang sans compter les dommages collatéraux. Il peut le quitter !

4 décembre 2020