On s’enferme parfois dans un état de tourmente, on se focalise sur ce qui nous échappe, que l’on peine à comprendre. C’est pourtant pas bien plus simple que l’on ne pense. On s’enlise dans toutes sortes de songes tragi-comiques sans début ni fin. Chercher à lever le voile en se libérant de verrous émotionnels apparemment inviolables.

Tout un fardeau qui opprime, compresse, blesse et attriste. Il n’est peut-être rien d’autre qu’une ambitieuse invention d’une morbide pulsion. On nous parle d’amour, de bonheur, de joie & tout un tas d’émotions sensées apaiser nos précaires conditions de mortels. S’extraire de tout ce merdier neuronal qui décharge sans cesse plus d’anarchiques ondes au plus profond de notre caboche chamboulée.

On rêve de dormir puis d’ouvrir les yeux, de tout mieux comprendre & aborder le jour pour une fois soulagé. Les yeux piquent, la poitrine nous serre, on s’immole d’angoisses non partageables qui rôdent & nous érodent. Ces maux qui brûlent, attis és par la solitude, nous noient dans cet univers incompris. Mais où sont donc les racines qui nous maintiennent en vie, sans indice sur le sens possible de tout cela ?

Apparu ici ou là sans jamais savoir pourquoi, le temps passe & nous dépasse. Accumulations à foison d’un vide sans commencement ni aboutissement, nous sommes censés représenter une étape évolutive. Rien ne nous distingue, désolation médiocre en substance de l’errance existentielle qui mine & fait mal. Chercher le lien ou la libération.

9 mars 2017