On s’évertue chaque jour à vivre mieux, à comprendre. Parfois, nous trouvons des pistes susceptibles de nous guider, bien souvent, on s’égare en confusions. On devine ce que l’on aime, ce que l’on souhaite. Nous découvrons nos besoins sincères et véritables, nos priorités. Ce n’est pas forcément suffisant pour en faire un chemin de vie praticable. Et pourtant… il faut avancer, mettre un pied devant l’autre, essayer, ajuster.
Qui n’échoue pas ne tentera pas plus demain que la veille. Au demeurant, mieux vaut-il s’immobiliser à tout jamais, en alternative à d’incertaines et tumultueuses trépidences? Et s’il n’y avait que beauté autour de cet insondable mystère ? Et si cela ne pourrait jamais paraître suffisant? Semer, récolter, se surprendre à y trouver merveilles impromptues, muses sauvages et tant d’autres surprises esthétiquement indescriptibles.
Personne ne sait, qui pense, qui devine, pourquoi poser tant de questions? On s’abreuve de mot, d’absurdité, de misère et autres mélancolie. Mourir ou vivre, partir, subir, consentir ou avertir, tout ces mots à IR qui shunte vitalité, affectif, sensualité et en oublie la subtilité, la fragilité du désir qui s’étiole dans son éphémère nature.
On pourrait pâtir de si peu de considération, considérer l’absence partielle comme une sorte d’abandon qui n’en est pas un. On n’est peut-être tout simplement pas ni là où il conviendrait d’être et encore moins quand il aurait été bon de se trouver. On rêve, on pleure, on s’isole de soi-même et du ciel; de si peu on s’oublie et s’impressionne à penser que du lendemain peut-être on en meurt.
Viendra qui peut, pourra qui veut, d’innombrables possibles sont là quelque part, y demeurant à jamais ne demandant qu’à n’en jaillir.
7 décembre 2016