Nous avons tant traversé, tous, à tant de reprises. L’oubli gomme les stigmates des passés douloureux ou indicibles. Chaque fois, nous avons appris. Où allons-nous maintenant ? Personne ne le sait. Que voulons-nous construire pour notre humanité ? Un monde du chacun pour Soi ? Un vrai monde collectif ? Que voulons-nous chacun & collectivement ?
Selon les réponses honnêtes à ses questions, le devenir de notre collectif planétaire aura des trajectoires tout à fait différentes. Nous avons jusqu’à présent majoritairement privilégié les pensées, attitudes & comportements égoïstes. Le constat d’où cela nous a mené n’est guère réjouissant. Il est vrai que l’on peut se satisfaire de ce que l’on a déjà.
Le retour en arrière n’étant pas possible, nous avons à composer sur la portée qui nous est assignée. Aujourd’hui, la société me rend malade & mélancolique. J’ai toujours espéré en une communauté où nous serions parvenu à vivre tous en Harmonie, quelque soit nos origines, nos idées, nos ressentis, en partageant le respect de la Terre qui nous héberge …
La Nature, la Terre qui nous accueille & nous réchauffe, l’Eau qui nous hydrate lorsque l’on a soif, l’Air frais qui nous permet de respirer, les Végétaux & Animaux qui nous aiment & nous nourrissent… Nous ne sommes pas parvenu suffisamment à les aimer, à nous aimer, à nous comprendre & nous soutenir dans cette aventure ici-bas qu’est la Vie.
Nous émergions du Néant, désireux de vivre comme des Dieux, nos orgueils nous ont fait chuter. Nous nous enfonçons & nous enlisons chaque instant dans un matérialisme nocif pour nos âmes tant reniées. Nous avions le choix, la possibilité d’écouter nos plus douces intuitions. Nous avons pour la plupart préféré poursuivre nos plus bas instincts.
Aujourd’hui la Terre souffre terriblement, nous l’avons consommé, consumé & nous avec. Chaque réveil devient plus oppressant même si l’espoir persiste que le pire ne sera pas à venir. Pourtant le retour à l’état de poussière s’accélère à un rythme intenable. Je refuse de laisser s’éteindre ma Foi au Bon qui gît en nous tous & n’appelle qu’à émerger au + vite.
21 juin 2020