Nous sommes chacun de nous tellement petits vus du ciel. Nos pensées & nos actes sont insignifiants vus d’en haut. Nos petits soucis quotidiens parfumés d’anxiété n’intéressent pas nos cousins cosmiques.

Nous soucions-nous des acariens & autres électrons tant qu’ils ne nous irritent pas ? Qui se préoccupe de nos dérives ? Qui critique nos comportements déviants à plus grande échelle ? Personne d’autre que nous. Nous avons le monopole de nos actions quotidiennes. Nos choix personnels nous guidant autant bien y songer systématiquement.

Qui prend le temps de bien réfléchir ? Qui mesure & intègre tous les ingrédients contextuels avec exigence d’une précision factuelle en préambule de ses actions ? L’instinct se veut bon guide. Pourtant, intégrer l’effet papillon de nos interventions rassure.

Nous sommes minuscules, pas tout seuls. Tout se répercute & dès que nous pensons, bougeons, créons, détruisons… tout cela affecte autrui. Les conséquences de nos précipitations nous font parfois nous sentir bien cons.

Rappelons-nous de nos pertes d’intégrité & des ravages occasionnés par nos compromissions. Petits bouts de vie responsables d’eux-mêmes dans cette immensité, comportons-nous au mieux de ce qu’il nous est donné de faire. L’évolution nous a concédé la conscience & la capacité de réflexion. Pourquoi les ignorer ?

Raison versus passion, un compromis des deux reste envisageable. Prenons du recul sur notre petite sphère, contemplons-la du point de vue de l’univers, y voyons-nous une espèce remarquable ou détestable ?

2 mars 2015