Bizarrerie de l’espèce humaine. Certains pour ne pas dire tous, nous serions capables dans un contexte particulier de vouloir prendre le dessus sur nos pairs. Désirer dominer, contrôler, avoir la main mise. Cela semble inné & presque contre nature de refuser ce que notre instinct semble nous souffler de faire : dominer autrui pour survivre…

Pourquoi l’être humain dispose en lui de ce patrimoine archaïque qui le discrédite en tant qu’individu altruiste & compatissant ? Ces résidus d’automatismes tribaux nous ayant peut-être permis de survivre en des temps plus hostiles s’accrochent & nous gouvernent encore. Tant de guerre, de frictions & de conflits dictés par nos hormones endiablées.

Prendre l’ascendant, pérorer, médire & humilier cet autre qui ne nous veut aucun mal. Lui aussi a peur, est anxieux de l’arrivée menaçante de cette fin qui est nôtre & que l’on nomme mort. Est-ce prétexte suffisant pour établir des frontières, bâtir d’aliénantes hiérarchies, fondre tonnes d’armes, ogives & autres objets mutilants pour ne pas dire mortels. Quand dominer devient haine, que cette colère devient l’alibi de tant d’insanités.

Nous sommes si bons & beaux lorsque nous nous aidons. Tant de belles réussites & avancées proviennent de l’entraide intelligente & fraternelle que nous sommes capables de vivre dès lors que l’on refuse ces décourageantes dérives. Aimer l’autre, l’accepter tel qu’il se présente à nous, nous admettre nous-même en tant qu’être imparfait… simple & bénéfique. Libérons-nous, lâchons ces brides qui nous encombrent, étouffent & tuent.

1 mai 2017