Tant de ces mécanismes compensatoires supposés apaiser notre anxiété. Elle vibre en nous, nous empêche, nous irrigue & semble vouloir nous briser. On mange à s’y perdre, on se cache souhaitant l’oublier désespérément. Nous sommes si fragiles, éphémères & mortels.

Admettre nos faiblesses au quotidien, accepter notre imperfection. Pourquoi chercher à combler ces lacunes naturelles dans ce superflu factice & matériel rendu désirable ? Inondés de tout ces subterfuges qui n’en sont pas & voudraient nous laisser penser ou croire qu’ils nous guériront durablement. Il n’en est rien bien entendu, ces bidules nous ruinent tout en ne pansant rien de ce qui nous torture & nous meurtrit.

Pourquoi s’octroyer tant d’espoir en acceptant de recevoir les offrandes marchandes de l’humanosphère devenu technosphérik & digitale ? Ne trouvant pas d’explication au néant cosmique, l’humanité inventa la virtualité, ses automates & autres délires d’existence fantasques trans-planétaires. Greffes de mémoire, puçage neuronal & autre sodomies mentales barbares qui n’auront comme concrétisation que de simplifier notre abêtissement.

La simplicité du lien, de la présence compatissante, sincère & attentive. Tendre sa main, écouter, apaiser, entendre & savoir dire à son tour, ce zeste d’amour dont plus personne ne parle ni ne ressent alors que nous en avons tous besoin. Bien plus que de poursuivre notre dérive transcendantale, voie d’égarement, effarante & navrante, rappelons-nous à l’essentiel, à ce qui nous lie, nous tient en vie, nous rassure & nous réchauffe coeur & âme.

10 mars 2017