Gouverné par la machine, plus rien ne t’appartient. Fais ce qu’on te dit, souris, prie, déguerpis… seul ton asservissement t’est permis. Captif de l’ingénieuse supercherie & de ses impénétrables rouages, trouver ton autonomie dépendra seulement de ton courage.

Sentiment d’enfermement, ressenti peu enivrant, tu flocules & sédimentes tant la paralysie te hante. Crâne âprement bourré, on t’a bien farci l’esprit. Pas d’ami ni ennemi, tu végètes sans vie pour alimenter l’invisible & sournoise suprématie. Tu crois qu’elle te cajole alors qu’elle te camisole. Ton monotone quotidien tendrement contrôlé te rend bien atone.

Comment te sens-tu maintenant que tu es asservi ? En sors-tu plus épanoui ? Où sont désormais enfouis tes ressentis ? Est-ce cela la vie ? La ressens-tu où la tu perdue ?

Pourquoi ne pas couper tes liens ? Serais-tu effrayé par ce qui se trouve en dehors de ce climat austère ? Refuser & s’évader, tu trouves cela compliqué ? Peur de quoi ? Tu fais pourtant largement le poids. La Boétie te l’aurait mieux dit, échappe-toi & vis.

Les règles rigides sont des illusions. Elles te prennent tout bonnement pour un couillon. Ton silence n’alimente que ta compliance. Eux s’en régalent, pourtant ils ont peur que tu ne détales. Sans tes loyaux services à prix bradés, ils ne parviendraient plus à s’enivrer.

Fais tes adieux, sans larme aux yeux. Tu peux partir sans frémir. La liberté attend impatiemment ton arrivée. Brise tes liens d’asservi, refuse de leur rester soumis. Choisis de leur désobéir. Ensuite, tu pourras sourire & t’épanouir. N’hésite plus, il est vital que tu te libères & que tu abandonnes cet enfer  !

16 février 2015