Tout simplement, ces moments, ces instants éphémères et magiques adviennent. Qu’y peut-on sinon pas grand chose et d’instinct les savourer ? Ils passent, défilent, parfois s’ordonnent. Nous sommes si petits, si insignifiants et sans maîtrise.

Les évènements tout comme tant d’avènements vont et viennent, défilent à la file, passent puis trépassent sous nos yeux. Nos vies circulent et s’enchaînent jusqu’à l’atteinte de notre dernier souffle. Merveille du présent, terreur du supposé demain.

Beau, bref, doux, suave et envoutant. Instant qui émoustille et disparaît. Les instantanés demeurent et bien trop souvent s’effacent, s’étiolent pour parfois ne jamais revenir. Rires d’enfants, sourires tout simplement humains, on respire, on ressent, on vit et on l’oublie.

Ces petits bonheurs si simples, si délicats, tant fragiles et au combien vagabonds dans l’instable et indomptable quotidien. Pourquoi lutter à espérer, désirer plus, mieux, alors que tout subvient si tendrement ? Tant de mélancolie pour si peu d’illégitime maîtrise.

Admettre, recevoir tel que tout advient, s’en absoudre, se résoudre à recueillir ce qui nous provient du ciel tout en apprenant à dire sincèrement merci. On aime, on jouit tant et toujours de ces petites joies, on s’émeut pourtant si peu de tout ces innombrables petits bonheurs éphémères. Rien n’est indélébile, du mouvant, du fugace, rien d’immortel à jamais.

Tout est là sous nos yeux, toujours, pourquoi fermer âme & coeur au simple bonheur?

19 janvier 2017