Quand le coeur serre, quand l’esprit est en peine, le vague à l’âme nous emporte. Perte de contrôle de nos émotions, envahi par ces émotions désagréables qui pressent et nous dépriment. Ainsi va, par cycles, un vers le haut, un vers le bas, qu’avec si peu de maîtrise. A quand le retour du sourire, du mieux-être et de l’euphorie ?

Tout dépend d’où, comment, avec qui … ? Nous n’avons que si peu de déterminisme sur ce qui nous entoure et advient. Bien trop souvent, il semblerait que l’on subisse sans pouvoir s’affirmer ni s’opposer. Pied de nez à notre autonomie fantomatique. Dès lors, comment quitter cette impasse psycho-émotionnelle oppressante sans justification évidente ?

Errer dans les rues, savourer ces instants d’observation du ciel, des fleuves, des oiseaux qui volent seul ou en groupe. Sentir le froid engourdir nos membres, observer les autres êtres de la population déambuler, interagir, échanger sur des sujets anodins. Ces moments sans contraintes laissent libre-court à nos pensées et à notre imagination.

Puis revient le temps du retour au calme, loin des stimulations sensorielles, angoisse paisible du vide, la solitude sans but ni motivation. On se retrouve seul avec soi-même, sans duplicité ni mensonge. On communique furtivement avec ses pensées, ses émotions. Doit-on encore naïvement songer à pouvoir se mentir ? Nos subterfuges sont périmés.

On se perd, on s’émeut et l’on s’égare. Les repères sont imperceptibles et fragiles.

22 janvier 2017