L’homme, cet animal assoiffé de pouvoir, de croissance, de domination, quelle déchéance!Qu’il observe son berceau naturel & y puise un guide de vie. L’arbre ne tue ni frère ni voisin. Ils cohabitent, s’entraident, partagent raisonnablement les ressources à leurs disposition. Aucun ne songe à dépasser l’autre encore moins l’écraser.

Observons la beauté spirituelle de la forêt. Une communauté végétale intelligente, les racines de chaque occupant se frôlent, se mêlent parfois se fusionnent. Aucune bélik en ce lieu paisible.

De cette répartition aléatoire de graines, de glands chênes & autres conifères, bourgeonnent la musique d’une vie silencieuse émise par cette harmonieuse entité forest engagée à l’épuration de notre air & l’adjonction de notre gaz vital.

Remercions là & imitons là. Elle nous survivra probablement. L’homme serait bien avisé de s’inspirer de l’humilité de l’arbre. Jamais sa cime ne tenterait de conquérir les cieux. Son ramage ne s’aventure pas au taquinage de son voisin de parcelle.

Ils cohabitent dans une entente implicite & s’activent en savante symphonie à leur ambitieuse action commune.

Injectons de la sève à l’homme. Marcotons-le qu’il produise de futés frères partageant son nouveau désir de bien commun & de bien vivre.

Antidote au stupide homo civilikus ? L’arboriser pour qu’il rhisomyse fractalement dans l’homéostatique écosystème ?

9 janvier 2015